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Une tâche importante m'était confiée lors des escales à Singapour : recruter des nurses du British Military Hospital (B.M.H) afin d'organiser des soirées à bord. Alors depuis l'unique téléphone qui reliait le bord à la terre, au milieu du vacarme des treuils et des cris des dockers car l'appareil était situé sur le pont à proximité de la coupée, je composais le 642161, extension 226 ou 289 ( oui, oui, vous pouvez essayer, ce sont les vrais numéros, quoique, depuis le temps...) et demandais Ann ou Victoria. Mi-adjudants, mi-mères maquerelles, il fallait absolument passer par elles pour obtenir ce que nous voulions : organiser une soirée, une party à bord. Et le soir venu, quatre, cinq ou six de ces demoiselles se présentaient à la coupée. J'ai toujours pensé qu'elles venaient plus pour les fromages et le vin rouge que pour nos beaux yeux. Mais bon, ça meublait les soirées.
Vers les onze heures ou minuit, sur un signe discret d'Ann ou de Vickie, tout ce petit monde rentrait au bercail. Nous les raccompagnions parfois en taxi jusqu'au B.M.H et de là allions terminer la soirée ou entamer la nuit à Bugis Street, le quartier des commerces et restaurants de nuit, rendez-vous des noctambules et des travestis. Ann, Victoria et les autres ne l'ont jamais su.

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Ai-je dîné un soir Chez Suzanne, restaurant honorablement connu de Silom road,  à  Bangkok.  Sa  carte dit  qu'elle pratique " la véritable cuisine française". Je n'en ai plus le moindre souvenir.
Pardon, Suzanne.

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Pas plus que du Hong-Kong Bar, de Penang.  Par contre,  l'Hotel de luxe, Bar & Night-Club de Port-Swettenham, en Malaisie, me titille légèrement la  mémoire.  C'est  peut-être  son  menu qui  me rappelle quelque chose : Waitresses to serve  and dance with you et   surtout  les   Artistic furnitures  for  comfortable  relaxation. Mais  pas  mal  d'établissements  m'offraient   de  la  comfortable relaxation et je n'ai  peut - être jamais goûté à  celle de l'Hotel de Luxe du 41 Watson road.

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